Résumé : La demande en matière de conseil en matière de crédit est en hausse au Canada. Découvrez les facteurs qui expliquent cette tendance, qui sollicite de l'aide, comment fonctionnent ces services et dans quels cas les plans de gestion de dettes (PGD) constituent une solution adaptée, en vous appuyant sur des sources fiables.
Table des matières
- Pourquoi la demande de conseil en matière de crédit est-elle en hausse au Canada ?
- Combien de Canadiens ont recours à des services de conseil en matière de crédit ?
- Pourquoi il est difficile d’obtenir des chiffres précis
- Ce que nous pouvons affirmer avec certitude concernant la hausse de la demande
- Les pressions économiques poussent les Canadiens à demander de l’aide
- Qui a recours au conseil en matière de crédit ? Et pourquoi ?
- Ce qu’apporte réellement le conseil en crédit
- Organismes à but non lucratif ou à but lucratif : pourquoi cela a de l’importance
- Quand un programme de gestion de la dette (PGD) est-il indiqué ?
- Le conseil en matière de crédit vous convient-il ? Un cadre décisionnel rapide
- Comment fonctionne le conseil en matière de crédit : étape par étape
- Résultats, délais et incidence sur la solvabilité
- Conseils pratiques avant de prendre rendez-vous
- Aperçu des chiffres clés pour 2025
- Conclusion
Partout au Canada, les budgets des ménages sont mis à rude épreuve par la hausse des coûts d’emprunt et la persistance des dépenses courantes. Il n’est donc pas surprenant que de plus en plus de personnes sollicitent l’aide de professionnels pour se remettre sur les rails. Comprendre la demande en matière de conseil en crédit ne se résume pas à un simple chiffre : il s’agit de cerner ce qui pousse les Canadiens à demander de l’aide, le soutien dont ils bénéficient et la manière dont ces services se traduisent par de meilleurs résultats financiers.
Ce guide explique pourquoi la demande est en hausse, en quoi consistent concrètement les services de conseil en matière de crédit, à qui ils s’adressent principalement et comment déterminer s’ils vous conviennent, à l’aide d’étapes claires, de conseils pratiques et de sources faisant autorité.
Pourquoi la demande de conseil en matière de crédit est-elle en hausse au Canada ?
Ces dernières années, les Canadiens ont dû faire face à une conjoncture particulièrement difficile : hausse des taux d’intérêt, augmentation des loyers et des mensualités de crédit immobilier, et hausse persistante du coût des produits de première nécessité, tels que les courses et les factures de services publics. Ces pressions peuvent s’aggraver rapidement pour les ménages qui doivent gérer à la fois des cartes de crédit, des lignes de crédit, des crédits automobiles et des dettes d’études.
Selon la Banque du Canada, les taux restent supérieurs à leurs niveaux d’avant 2020, ce qui augmente les coûts d’emprunt et alourdit le poids des mensualités. Parallèlement, les données de Statistique Canada montrent que l’endettement des ménages et les pressions liées au service de la dette restent élevés dans de nombreuses régions. Lorsque leur trésorerie mensuelle se resserre, les particuliers recherchent souvent les conseils d’un expert impartial pour stabiliser leur budget et établir un plan d’action.
C’est là que les organismes de conseil en matière de crédit — en particulier les associations à but non lucratif — jouent un rôle de plus en plus important : ils aident les familles et les particuliers à faire le point sur leur situation financière globale, à mieux gérer leur budget et, le cas échéant, à mettre en place un plan de remboursement structuré dans le cadre d’un programme de gestion de la dette (PGD).
Combien de Canadiens ont recours à des services de conseil en matière de crédit ?
Il n’existe pas de bilan national unique qui recense l’ensemble des demandes de renseignements, des évaluations ou des plans de gestion de la dette mis en place par des centaines d’organismes. La demande se répartit entre des prestataires à but non lucratif et à but lucratif, ainsi qu’entre des associations locales et des programmes d’aide proposés par les employeurs.
Pourquoi il est difficile d’obtenir des chiffres précis
- L’accompagnement en matière de crédit comprend différents types d’intervention : des séances ponctuelles de gestion budgétaire, des formations en plusieurs séances et des plans de gestion de la dette (PGD) à plus long terme.
- Les organismes utilisent différents systèmes d’accueil et publient différents indicateurs (appels, rendez-vous, inscriptions au programme de gestion des médicaments, participation aux ateliers).
- De nombreux Canadiens se renseignent en ligne ou consultent plusieurs prestataires avant de souscrire à une offre.
Ce que nous pouvons affirmer avec certitude concernant la hausse de la demande
- Les organismes et les formateurs en éducation financière au sein des communautés ont signalé une augmentation du nombre de demandes de renseignements depuis la hausse des taux en 2022-2023.
- Les indicateurs publics — tels que la hausse des coûts liés au service de la dette, les pressions persistantes sur les prix à la consommation et l’augmentation des risques de défaut de paiement — concordent avec le fait qu’un nombre croissant de personnes sollicitent une aide structurée (Statistiques Canada).
- L’Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC) continue de souligner l’importance d’un accompagnement de qualité et explique comment identifier les prestataires sérieux, ce qui témoigne du besoin constant d’un soutien fiable.
En résumé : bien qu’il n’existe pas de chiffre national unique, des indices solides et fiables montrent que, chaque année, des centaines de milliers de Canadiens ont recours à des services de conseil en crédit — que ce soit par le biais de formations, d’une aide à la gestion budgétaire ou de plans de gestion de la dette — et que ces recours ont augmenté parallèlement à l’aggravation des difficultés financières.
Pour mieux comprendre les facteurs à l’origine de cette hausse, consultez notre analyse expliquant comment la hausse du coût de la vie pousse de plus en plus de Canadiens à solliciter une aide financière.
Les pressions économiques poussent les Canadiens à demander de l’aide
Plusieurs facteurs contribuent à l’intérêt constant pour le conseil en matière de crédit :
- Hausse des coûts d’emprunt : la hausse des taux d’intérêt implique qu’une part plus importante des revenus est consacrée au remboursement de la dette, ce qui laisse moins de marge de manœuvre pour l’épargne ou les dépenses imprévues (Banque du Canada).
- Une inflation persistante : même si l’inflation globale ralentit, de nombreux produits de première nécessité restent chers, ce qui continue de peser sur les budgets mensuels (Statistique Canada).
- Logement et services publics : les renouvellements de loyer et de prêt immobilier peuvent alourdir vos dépenses mensuelles de plusieurs centaines de dollars, tandis que les tarifs des services publics sont souvent fluctuants.
- Alimentation et transports : les coûts des denrées alimentaires et du carburant peuvent fluctuer, mais restent supérieurs aux niveaux habituels d’avant 2020 dans de nombreuses localités.
Lorsque ces facteurs s’ajoutent à des dettes à taux variable ou à plusieurs cartes de crédit à taux d’intérêt élevé, les ménages peuvent avoir l’impression d’être constamment à la traîne, ce qui incite davantage de personnes à solliciter des conseils professionnels et à opter pour des solutions de remboursement structurées.
Qui a recours au conseil en matière de crédit — et pourquoi ?
Si tout le monde peut tirer profit d’un bilan de santé financière, on observe généralement les tendances suivantes :
- Les ménages aux prises avec plusieurs dettes non garanties : cartes de crédit, découverts bancaires et prêts personnels à des taux d’intérêt à deux chiffres.
- Les familles confrontées à des chocs financiers : les renouvellements de prêts immobiliers ou les hausses de loyer pèsent soudainement sur leur budget.
- Les salariés confrontés à la volatilité de leurs revenus : horaires variables, rémunération à la commission ou changements récents d’emploi.
- Événements de la vie : une séparation, des problèmes de santé ou un déménagement peuvent perturber votre situation financière et entraîner des arriérés.
Exemple concret : une famille disposant de deux cartes de crédit à un taux annuel effectif global (TAEG) de 19,99 % et d’une ligne de crédit voit le montant de ses mensualités de prêt immobilier augmenter lors du renouvellement. Sa trésorerie se resserrent, les paiements minimums augmentent et l’épargne stagne. Un conseiller les aide à établir un budget réaliste, à négocier des taux d’intérêt plus bas dans le cadre d’un plan de gestion de la dette (PGD) et à donner la priorité à la constitution d’un fonds d’urgence afin de réduire les risques futurs.
Ce qu’apporte réellement le conseil en crédit
Le conseil en matière de crédit ne se limite pas au regroupement de dettes. Les organismes réputés proposent une approche globale :
- Bilan financier confidentiel : analyse de vos revenus, de vos dépenses, de vos dettes et de vos objectifs afin d’identifier les solutions possibles.
- Planification budgétaire et éducation : élaborez un plan de dépenses réaliste, suivez vos progrès et améliorez vos habitudes.
- Conseils en matière de stratégie de gestion de la dette : du remboursement autonome aux programmes officiels (par exemple, les plans de gestion de la dette).
- Orientation vers des spécialistes si nécessaire : si une autre solution s’avère plus adaptée — comme une proposition de consommateur —, ils vous expliqueront les avantages et les inconvénients et vous mettront en relation avec des professionnels qualifiés.
Découvrez les rouages du système grâce à notre guide étape par étape sur le conseil en matière de crédit au Canada.
Organismes à but non lucratif ou à but lucratif : pourquoi cela a de l’importance
Les organismes à but non lucratif proposent généralement des services gratuits de conseil et d’information initiaux. Si vous adhérez à un programme de gestion de la dette (DMP), les frais sont généralement modiques et transparents, et les créanciers versent souvent à l’organisme des contributions distinctes correspondant à une « part équitable ». Les modèles à but lucratif varient ; examinez toujours attentivement les barèmes tarifaires et les services proposés.
L’ACFC explique comment évaluer un organisme de conseil en crédit, ce à quoi vous pouvez vous attendre d’un programme de gestion de dettes (PGD) et comment éviter les techniques de vente agressives. Un service de conseil sérieux doit se faire dans un esprit de collaboration, et non dans une optique commerciale.
Quand un programme de gestion de la dette (PGD) est-il indiqué ?
Un plan de gestion de la dette (DMP) peut être une solution adaptée si vous êtes en mesure de rembourser le capital, mais que vous avez besoin d’un accompagnement structuré pour réduire les intérêts et simplifier vos paiements. Les créanciers peuvent accepter :
- Réduire ou supprimer les intérêts pendant la durée du programme
- Supprimer certains frais
- Accepter un paiement mensuel unique et global versé par l’agence
Pour obtenir des informations détaillées sur les étapes, les coûts et les délais, consultez notre guide complet étape par étape consacré aux programmes de gestion de la dette.
Le conseil en matière de crédit vous convient-il ? Un cadre décisionnel rapide
Le conseil en matière de crédit s’adresse aux personnes qui :
- Vous recherchez un partenaire pour établir votre budget et vous accompagner dans votre suivi régulier ?
- Ils peuvent rembourser leurs dettes progressivement si les taux d’intérêt sont réduits et si les versements sont rééchelonnés
- Vous avez besoin d’aide pour négocier avec vos créanciers et organiser le remboursement de vos dettes ?
Ce poste ne vous conviendra peut-être pas si :
- Vos revenus ne suffisent pas à couvrir vos dépenses essentielles, même en respectant un budget très strict
- Votre endettement est extrêmement élevé par rapport à vos revenus et à votre patrimoine
- Vous avez besoin d’une protection juridique contre les mesures de recouvrement (auquel cas une proposition de consommateur ou une procédure de faillite pourrait s’avérer plus appropriée)
Si vous avez des doutes, commencez par vous informer. Notre guide complet sur le conseil en matière de crédit vous explique à quoi vous attendre lors de votre premier rendez-vous, quelles informations vous devrez fournir et comment ces programmes se comparent à d’autres solutions.
Comment fonctionne le conseil en matière de crédit : étape par étape
- Entretien préliminaire confidentiel : veuillez fournir des informations détaillées sur vos revenus, vos dépenses et l’ensemble de vos dettes.
- Bilan financier : un conseiller vous aide à dresser un tableau complet de votre situation financière et à identifier les mesures à mettre en œuvre rapidement (par exemple, harmonisation des dates d’échéance, réduction des frais élevés, résiliation des abonnements non utilisés).
- Choix du programme : Vous discuterez des différentes options, allant d’un remboursement autogéré avec un nouveau budget à un programme de gestion de la dette (PGD). Si un PGD s’avère être la solution la plus appropriée, le conseiller vous présentera les conditions proposées ainsi que les attentes des créanciers.
- Négociations avec les créanciers (le cas échéant) : L’agence sollicite, dans la mesure du possible, des réductions de taux d’intérêt et des allègements de frais.
- Mise en œuvre : Vous effectuez un versement mensuel à l’agence (dans le cadre d’un plan de gestion de la dette), qui se charge ensuite de rembourser les créanciers conformément au plan.
- Accompagnement et bilans : des bilans périodiques vous aident à rester sur la bonne voie, à ajuster votre budget et à reconstituer votre épargne.
Résultats, délais et incidence sur la solvabilité
Les résultats dépendent de votre situation de départ et du programme que vous choisissez :
- Approche axée uniquement sur la gestion budgétaire : elle peut permettre de dégager rapidement des liquidités et de réduire le recours au crédit. L’impact sur le crédit est minime ; des paiements réguliers et effectués dans les délais peuvent avoir un effet positif à long terme.
- Plan de gestion de la dette (PGD) : l’allègement des intérêts et la régularité des versements peuvent réduire le stress et accélérer le remboursement. Même si certains créanciers peuvent mentionner l’existence d’un PGD dans votre dossier de crédit, des paiements réguliers et effectués dans les délais, ainsi que des soldes en baisse, peuvent ouvrir la voie à une amélioration future de votre solvabilité.
De nombreux clients font état d’un soulagement notable du stress une fois le plan mis en place, notamment lorsque les frais de retard, les appels de recouvrement ou la pression liée aux intérêts s’atténuent. Pour que ces progrès soient durables, il est souvent nécessaire de compléter ce plan par la constitution d’un fonds d’urgence de départ, afin d’éviter de retomber dans le recours au crédit pour faire face à des dépenses imprévues.
Conseils pratiques avant de prendre rendez-vous
- Rassemblez les documents suivants : bulletins de salaire, relevés bancaires, relevés de carte de crédit et de prêt, loyers/prêts immobiliers et factures de services publics.
- Dressez la liste de toutes vos dettes : indiquez les soldes, les taux d’intérêt, les montants minimaux à payer et les dates d’échéance.
- Définissez clairement vos priorités : assurez-vous en premier lieu la protection des logements, des services publics essentiels et des transports.
- Renseignez-vous sur les frais et le financement : les agences sérieuses vous expliqueront les coûts, la manière dont les créanciers participent au financement et la répartition de votre mensualité.
- Découvrez les solutions qui s’offrent à vous : explorez des stratégies alternatives telles que les programmes de gestion de la dette ou les méthodes de remboursement présentées dans notre présentation générale du conseil en crédit.
Pour en savoir plus sur les pressions liées au coût de la vie auxquelles sont actuellement confrontés de nombreux ménages, consultez notre guide expliquant comment la hausse du coût de la vie pousse les Canadiens à rechercher des solutions pour y faire face.
Aperçu des chiffres clés pour 2025
Bien que les consultations en matière de conseil en crédit ne fassent pas l’objet d’un suivi dans un ensemble de données public unique, des indicateurs plus généraux permettent d’expliquer cette forte hausse de l’intérêt :
- Contexte des taux d’intérêt : Le taux directeur de la Banque du Canada, bien qu’il ait baissé par rapport à son niveau maximal, reste supérieur à celui de la fin des années 2010, ce qui rend les emprunts à taux variable et les renouvellements plus coûteux que ce à quoi de nombreux ménages étaient habitués.
- Pressions liées au service de la dette : Statistique Canada indique que les ratios de service de la dette sont élevés, en particulier chez les ménages ayant contracté un prêt immobilier ou recourant à plusieurs formes de crédit à la consommation.
- Éducation financière et protection des consommateurs : L’ACFC continue de mettre en avant les moyens permettant d’évaluer et de choisir des prestataires de conseil fiables, en mettant l’accent sur la transparence, l’éducation et les droits des consommateurs.
Ces données corroborent ce que de nombreux organismes rapportent de manière empirique : de plus en plus de Canadiens recherchent une aide structurée pour faire face à la hausse des coûts et réduire, dans la mesure du possible, les intérêts et les frais.
Conclusion
La demande croissante en matière de conseil en crédit reflète une réalité plus large : les Canadiens doivent faire face à un contexte financier plus difficile, caractérisé par des coûts d’emprunt plus élevés et des dépenses de première nécessité qui pèsent davantage sur leur budget mensuel. Bien qu’il n’existe pas de chiffre unique permettant de rendre compte de l’ensemble des entretiens de conseil ou des plans de gestion de la dette (PGD), des indicateurs économiques fiables, les recommandations des autorités de régulation et l’expérience sur le terrain indiquent tous une augmentation continue du recours à l’aide.
Pour de nombreux ménages, le conseil en crédit offre une solution pratique et sans jugement pour stabiliser leurs flux de trésorerie, réduire leurs taux d’intérêt et retrouver confiance. Que vous ayez besoin d’un accompagnement pour établir un budget, d’un plan de gestion de la dette structuré ou d’une aide pour évaluer les différentes options, un organisme compétent et réputé peut jouer un rôle déterminant dans votre redressement financier.

