Droits de douane américains et campagne « Achetez canadien » : quelles conséquences pour votre endettement ?


Réponse rapide
: Les droits de douane américains sur les produits canadiens font grimper le coût des produits importés, ce qui pèse sur le budget des ménages dans tout le pays. Le mouvement « Achetez canadien » encourage les consommateurs à privilégier les produits fabriqués au Canada, ce qui peut contribuer à préserver l’emploi et à stabiliser les prix. Toutefois, si la hausse des coûts liée à ces droits de douane vous pousse à vous endetter, il existe des solutions d’allègement structurées, spécialement conçues pour faire face à ce type de pression financière.

Si vous avez suivi l’actualité ces derniers temps, vous avez sans doute remarqué que les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis sont devenues de plus en plus imprévisibles. Les droits de douane — taxes prélevées sur les marchandises importées qui franchissent la frontière — ont été annoncés, suspendus, réinstaurés et ajustés à plusieurs reprises depuis 2025. À chaque évolution de la situation, les familles canadiennes en ressentent les effets sur leur facture d’épicerie, leurs frais de chauffage et le prix des produits de consommation courante.

Le mouvement « Achetez canadien » s’est imposé comme une réponse concrète à cette incertitude. Le principe est simple : lorsque les Canadiens privilégient les produits fabriqués au pays plutôt que les produits importés, ils réduisent leur exposition aux fluctuations de prix liées aux droits de douane et contribuent à préserver les emplois et les entreprises ici, chez nous. Cela semble simple, mais cette démarche revêt une réelle importance économique.

Cet article vous explique en détail ce qui se passe réellement au sujet des droits de douane, comment privilégier les produits canadiens peut protéger votre budget familial et, surtout, ce qu’il faut faire si la pression financière vous pèse déjà et que vos dettes deviennent ingérables. Si vous êtes déjà en difficulté, sachez que vous n’êtes pas seul et qu’il existe de réelles solutions à votre disposition.

Ce que la situation tarifaire signifie réellement pour les Canadiens

Les droits de douane américains sur les produits canadiens ont entraîné de réelles perturbations au sein de l’économie canadienne. Selon le Rapport sur la politique monétaire de janvier 2026 de la Banque du Canada, les entreprises canadiennes s’efforcent activement de diversifier leurs exportations en s’éloignant du marché américain, mais de tels ajustements structurels prennent du temps — et, dans l’intervalle, la croissance économique devrait rester modérée.

Pour les ménages ordinaires, les répercussions se manifestent de plusieurs façons. Les produits contenant des composants provenant des États-Unis deviennent plus chers. Certains fabricants canadiens qui exportent vers les États-Unis voient leurs recettes diminuer et peuvent répercuter ces coûts sur les consommateurs ou réduire leurs effectifs. Des secteurs tels que l’acier, l’aluminium, le bois d’œuvre et les pièces automobiles ont été particulièrement touchés. La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a mis en évidence l’impact considérable de cette situation sur les petites entreprises à travers le pays.

Le Canada a réagi en prenant des contre-mesures — des droits de douane sur les marchandises américaines entrant au Canada — qui lui confèrent un certain pouvoir de négociation économique, mais qui entraînent également une hausse du prix de certains produits importés dont dépendent les Canadiens. Telle est la dure réalité d’un différend commercial : les deux parties finissent par en payer le prix. Pour mieux comprendre comment ces tensions se répercutent sur vos finances personnelles, consultez notre guide consacré aux droits de douane et à l’allègement de la dette au Canada.

Le gouvernement du Canada a mis en place des programmes d’aide destinés aux salariés et aux employeurs touchés par les perturbations liées aux droits de douane, notamment des prestations d’assurance chômage, des formations professionnelles et des mesures de soutien aux entreprises. Il est utile de les connaître, mais elles ne permettent pas de résoudre les difficultés financières immédiates auxquelles de nombreuses familles sont actuellement confrontées.

Le mouvement « Achetez canadien » : de quoi s’agit-il et pourquoi est-ce important ?

Le mouvement « Achetez canadien » n’est pas nouveau : il prend de l’ampleur chaque fois que les tensions commerciales s’intensifient, et il reflète un instinct sincère que partagent de nombreux Canadiens, celui de protéger leur propre économie. L’idée centrale est la suivante : lorsque vous choisissez des produits fabriqués ou cultivés au Canada, votre argent reste dans l’économie canadienne, soutenant ainsi les travailleurs et les entreprises canadiennes, au lieu de partir de l’autre côté de la frontière.

Une étude publiée par The Conversation a révélé que l’escalade des tensions commerciales a déclenché une nouvelle vague de patriotisme de consommation au Canada, les consommateurs choisissant délibérément des produits nationaux dans un souci d’autoprotection économique. Les grandes chaînes de supermarchés ont multiplié les affichages « Produit du Canada » et « Fabriqué au Canada ». Les détaillants qui avaient investi dans les chaînes d’approvisionnement canadiennes lors des précédentes vagues de tensions tarifaires se sont retrouvés mieux positionnés lorsque la dernière vague a frappé.

Cette tendance est particulièrement visible dans les supermarchés, où les ventes de produits laitiers, de fruits et légumes, de viande et de produits emballés d’origine canadienne ont connu une forte hausse. Mais elle s’étend également aux vêtements, aux articles pour la maison, aux produits d’entretien et bien d’autres secteurs encore. L’essentiel est de savoir ce qu’il faut rechercher et d’en faire une habitude.

Il faut rester réaliste : acheter des produits canadiens ne résout pas tous les problèmes. Certains produits — l’électronique, les denrées alimentaires tropicales, certaines matières premières — ne sont tout simplement pas fabriqués au Canada en quantités suffisantes. De plus, les produits fabriqués au Canada sont parfois plus chers. Mais dès lors que le choix s’offre à vous et que le prix est comparable, privilégier les produits nationaux est un moyen simple de faire en sorte que votre pouvoir d’achat profite à l’économie canadienne.

Comment soutenir concrètement les produits fabriqués au Canada

Voici comment mettre concrètement en pratique l’approche « Achetez canadien » dans votre vie quotidienne :

  • Vérifiez l’étiquette au supermarché. Recherchez la mention « Produit du Canada » (ce qui signifie qu’au moins 98 % des ingrédients sont d’origine canadienne) ou « Fabriqué au Canada » (ce qui autorise la présence de certains ingrédients importés, mais garantit que le produit a été transformé ici). Les icônes représentant une feuille d’érable et les étiquettes indiquant la province d’origine constituent également des repères utiles.
  • Faites vos achats sur les marchés fermiers et chez les bouchers locaux. Acheter directement auprès des producteurs élimine toute incertitude quant à l’origine des produits et permet de faire circuler l’argent au sein de votre communauté. De nombreux marchés fermiers sont ouverts toute l’année, et pas seulement en été.
  • Renseignez-vous sur les marques avant d’acheter. Des sites web tels que Made in CA proposent des répertoires consultables de produits fabriqués au Canada dans de nombreuses catégories. Une recherche rapide avant un achat peut faire une réelle différence à long terme.
  • Dans la mesure du possible, privilégiez les entreprises canadiennes pour vos achats importants. Lorsque vous achetez des appareils électroménagers, des meubles ou des articles pour la maison, il est utile de vous renseigner auprès des commerçants sur les produits fabriqués au Canada. Certaines marques sont en partie ou entièrement fabriquées au Canada.
  • Soutenez également les services canadiens. Les droits de douane s’appliquent aux marchandises, et non aux services — mais le principe reste le même. En faisant appel à des artisans, des experts-comptables, des structures d’accueil pour enfants et des restaurants canadiens, vous soutenez l’emploi local et contribuez à ce que l’argent circule au niveau local.
  • Faites preuve de patience lorsque les options canadiennes sont plus chères. La différence de prix est souvent moins importante que ce que l’on pourrait croire, et les retombées positives à long terme pour l’emploi et les entreprises canadiennes sont bien réelles. Lorsque l’écart est important, faites ce que votre budget vous permet : il n’y a aucune honte à acheter ce que vous pouvez vous permettre.
Remarque importante : privilégier les produits canadiens ne constitue qu’un aspect de la gestion de l’impact financier des droits de douane. Si la hausse des coûts a déjà fait basculer votre budget dans le rouge et que vous êtes endetté au-delà de vos moyens, les mesures ci-dessus ne suffiront pas à elles seules. Consultez la section consacrée à l’allègement de la dette ci-dessous pour savoir comment agir si vous vous trouvez dans cette situation.

Avantages et inconvénients de la stratégie « Achetez canadien »

Soutient l’emploi et les entreprises canadiennes
Chaque dollar dépensé pour des produits fabriqués au Canada contribue à financer l’emploi et à soutenir des secteurs qui, sans cela, risqueraient de se contracter sous la pression des droits de douane. Cela revêt une importance particulière dans les collectivités où l’industrie manufacturière occupe une place prépondérante.
Réduit l’exposition aux fluctuations des prix à l’importation
Les produits fabriqués au Canada ne sont pas soumis à la même volatilité des prix liée aux droits de douane que les importations. Opter pour des produits nationaux dans la mesure du possible permet d’assurer une plus grande stabilité des prix dans votre budget familial.
Permet de maintenir la circulation de l’argent au Canada
Les dépenses consacrées aux produits nationaux contribuent au PIB canadien, aux recettes fiscales et aux investissements dans les collectivités. Il s’agit là d’une forme de participation économique véritablement significative.
Renforce la résilience économique à long terme
Lorsque la demande canadienne en produits nationaux reste forte, cela encourage davantage d’investissements dans les capacités de production canadiennes, ce qui rend les futures chaînes d’approvisionnement plus résilientes face aux perturbations externes.
Ce n’est pas toujours possible ni abordable
. Dans de nombreuses catégories, les alternatives fabriquées au Canada sont rares, voire inexistantes. Pour les ménages disposant d’un budget serré, payer un supplément pour des produits nationaux n’est pas toujours envisageable.
Ne résout pas le problème de l’endettement existant
Si les hausses de coûts liées aux droits de douane vous ont déjà poussé à vous endetter, le fait d’acheter des produits canadiens ne résoudra pas cette situation. Les solutions d’allègement de la dette constituent une étape distincte et nécessaire.
Cela demande davantage d’efforts et de recherches
Trouver et acheter systématiquement des produits fabriqués au Canada demande du temps et une certaine sensibilisation. C’est une habitude qui s’acquiert progressivement, mais l’effort initial peut être perçu comme un obstacle.
La situation commerciale reste imprévisible
Même une forte propension à acheter des produits canadiens ne peut pas protéger entièrement un ménage des répercussions économiques plus larges d’un conflit commercial prolongé, surtout si celui-ci affecte l’emploi dans votre secteur.

Lorsque les pressions tarifaires se transforment en problèmes d’endettement

Voici un aspect dont on ne parle pas assez : pour un nombre important de ménages canadiens, les hausses de coûts liées aux droits de douane ne constituent pas seulement un désagrément, mais un véritable point de basculement. Si vous aviez déjà des dettes de carte de crédit, un crédit automobile ou une ligne de crédit avant que la dernière vague de hausses de prix ne frappe, même une augmentation modeste de vos dépenses mensuelles peut suffire à faire capoter un budget qui tenait déjà à peine la route.

Nous avons observé ce phénomène se reproduire avec l’inflation alimentaire, l’endettement et les pressions économiques plus générales auxquelles les Canadiens ont été confrontés tout au long de l’année 2025. Les hausses de coûts liées au commerce ne constituent que la dernière difficulté venue s’ajouter à une situation déjà difficile pour de nombreuses familles.

Si vous vous trouvez dans une situation où vous réglez vos dépenses quotidiennes par carte de crédit parce que votre trésorerie est tendue, ou si vous effectuez les paiements minimums sans pour autant réduire le solde de votre capital, c’est le signe que vous avez besoin d’une solution structurée — et pas seulement de meilleures habitudes d’achat. Et si les droits de douane ont eu des répercussions sur votre emploi, sous la forme d’un licenciement ou d’une réduction du temps de travail, vous vous trouvez peut-être dans une situation plus grave qui nécessite une attention urgente. Notre guide sur la gestion de la dette après une perte d’emploi au Canada présente les options spécifiques qui s’offrent à vous dans ce cas de figure.

Un exemple concret de pression budgétaire liée aux droits de douane

Prenons l’exemple d’un foyer ontarien composé de deux adultes actifs. Avant que la situation tarifaire ne s’aggrave, ce foyer gérait assez bien ses dettes : il avait un solde d’environ 22 000 dollars réparti entre deux cartes de crédit et une ligne de crédit. Puis, en l’espace de 12 mois, leurs dépenses alimentaires ont augmenté d’environ 250 dollars par mois, le prix du carburant a grimpé et l’un des deux a vu ses heures de travail réduites dans son emploi dans le secteur manufacturier, touché par les perturbations commerciales. Leur déficit mensuel, qui était auparavant gérable, est devenu insoutenable.

Avant la pression tarifaireBudget mensuel
Revenu mensuel (total)6 800 $
Logement, charges, transports3 200 $
Produits alimentaires et articles ménagers900 $
Remboursements minimaux de la dette640 $
Excédent mensuel2 060 $
Après les pressions liées aux droits de douane et aux revenusBudget mensuel
Revenu mensuel (cumulé, temps partiel)5 900 $
Logement, charges, transports (en hausse)3 450 $
Produits alimentaires et articles ménagers (plus élevés)1 150 $
Remboursements minimaux de la dette640 $
Déficit mensuel–1 340 $
Après une proposition de règlement à l’amiable350 $ par mois pendant 5 ans

L’endettement de cette famille n’a pas augmenté de manière exponentielle à cause de mauvaises décisions, mais en raison de facteurs économiques externes échappant à leur contrôle. Une proposition de consommateur a permis de réduire le montant mensuel de leurs remboursements de 640 $ à 350 $, d’effacer une partie de leur dette et de leur proposer un montant fixe et gérable à rembourser pendant cinq ans. C’est précisément l’objectif d’un allègement structuré de la dette.

Solutions d’allègement de la dette si vous rencontrez des difficultés financières

Si la hausse des coûts liée aux tarifs douaniers a mis vos finances en difficulté, il existe des solutions officielles à la disposition des Canadiens ayant des dettes non garanties. Voici un résumé, rédigé en langage simple, des principales options possibles :

Proposition de consommateur

Une proposition de consommateur est un accord juridique, déposé par l’intermédiaire d’un syndic d’insolvabilité agréé, qui vous permet de rembourser une partie de vos dettes sur une période pouvant aller jusqu’à cinq ans, sans intérêts. Les créanciers doivent accepter l’accord si la majorité vote en sa faveur, et cette procédure offre une protection juridique complète contre les appels de recouvrement et les poursuites judiciaires. Il s’agit de l’un des outils d’allègement de la dette les plus efficaces disponibles au Canada et il ne vous oblige pas à céder vos biens. Selon votre situation, il peut parfois être intéressant d’envisager un regroupement de dettes en complément d’une proposition.

Consolidation de dettes

Si votre situation financière reste raisonnable, le regroupement de dettes vous permet de regrouper plusieurs dettes en un seul prêt à taux d’intérêt réduit. Cela permet de réduire le montant de vos mensualités et le montant total des intérêts payés, sans avoir à passer par une procédure officielle d’insolvabilité.

Conseil en crédit

Un conseiller en crédit à but non lucratif peut intervenir auprès de vos créanciers afin de réduire les taux d’intérêt et d’établir un plan de remboursement structuré. Il s’agit d’une bonne option si votre endettement reste gérable, mais que vous avez besoin d’aide pour négocier de meilleures conditions et établir un budget réaliste.

Faillite

La faillite constitue généralement un dernier recours et convient surtout aux personnes dont l’endettement est très élevé par rapport à leurs revenus, qui disposent de peu d’actifs et qui n’ont aucune capacité réaliste de remboursement. Elle permet d’effacer la plupart des dettes non garanties, mais a des répercussions à long terme sur votre historique de crédit. Un syndic de faillite agréé peut vous aider à comparer cette option à une proposition de consommateur afin de déterminer celle qui correspond le mieux à votre situation.

Qui devrait envisager un allègement officiel de la dette :

  • Vous avez une dette non garantie d’au moins 10 000 dollars que vous ne pouvez pas, de manière réaliste, rembourser
  • La hausse des coûts a entraîné un déficit constant dans votre budget mensuel
  • Vous ne réglez que les minimums dus et vos soldes ne diminuent pas
  • Vous avez subi une baisse de vos revenus en raison des perturbations économiques liées aux mesures tarifaires
  • Vous recevez des appels de recouvrement ou faites l’objet de menaces judiciaires de la part de créanciers
Les personnes qui n’ont peut-être pas encore besoin d’une aide officielle :

  • Votre budget est serré, mais vous continuez néanmoins à faire des progrès significatifs dans le remboursement de vos dettes
  • Cette situation est récente et vous disposez d’une épargne qui vous permettra de faire face à cette difficulté temporaire
  • Votre dette est relativement faible et un plan de remboursement à court terme est tout à fait envisageable

Si les contraintes liées à votre activité vous empêchent de gérer votre endettement, vous n’avez pas à faire face à cette situation seul(e). Une consultation gratuite avec un spécialiste de l’endettement peut vous aider à y voir plus clair quant aux solutions qui s’offrent à vous.

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Foire aux questions

Les droits de douane américains ont-ils une incidence directe sur le montant de mes courses au Canada ?

Oui, de plusieurs façons. Le Canada a imposé des droits de douane de rétorsion sur certains produits américains, ce qui entraîne une hausse du prix des produits importés des États-Unis dans les magasins. Parallèlement, les entreprises canadiennes qui exportent vers les États-Unis et sont soumises à des droits de douane sur leurs marchandises pourraient réduire leur production, ce qui peut avoir des répercussions sur l’offre et les prix sur le marché intérieur. Les produits les plus touchés comprennent les aliments transformés, les produits de consommation en acier et certaines catégories de produits agricoles. Opter pour des alternatives fabriquées au Canada, lorsqu’elles existent, est l’un des moyens les plus concrets de réduire votre exposition personnelle à ces hausses de prix, même si cela ne vous protégera pas entièrement de l’effet inflationniste plus général d’un différend commercial en cours.

L’expression « Made in Canada » revient-elle à « Produit du Canada » ?

Non, et cette différence est importante. La mention « Produit du Canada » est la plus stricte : elle exige qu’au moins 98 % du coût total du produit provienne d’ingrédients ou d’une production canadienne. La mention « Fabriqué au Canada » a un seuil moins élevé et autorise qu’une part importante des ingrédients provienne d’autres pays, à condition que le produit ait été transformé ou fabriqué au Canada. Pour les produits d’épicerie, la mention « Produit du Canada » constitue l’indicateur le plus fiable si vous souhaitez vous assurer que votre argent profite principalement aux producteurs canadiens. Ces deux mentions sont réglementées par le Bureau de la concurrence du Canada et ne peuvent légalement être utilisées de manière trompeuse.

Le fait d’acheter des produits canadiens peut-il réellement avoir un impact sur l’économie, ou s’agit-il simplement d’un geste symbolique ?

Cela fait une différence réelle et mesurable, surtout à grande échelle. Une étude publiée par The Conversation a révélé que les détaillants canadiens avaient enregistré de véritables hausses des ventes de produits nationaux pendant les périodes de tensions douanières accrues, et que les entreprises ayant investi dans les chaînes d’approvisionnement canadiennes étaient mieux placées pour répondre à cette demande. Les décisions d’achat individuelles se traduisent par des signaux de marché qui influencent la production et l’investissement. Si un nombre suffisant de Canadiens réorientaient ne serait-ce que 20 à 30 % de leurs dépenses alimentaires et ménagères vers des produits nationaux, l’effet combiné serait considérable. Cela dit, acheter canadien est une stratégie à long terme, et non une mesure d’urgence. Si vous êtes déjà endetté et que votre endettement augmente plus vite que vous ne pouvez le gérer, cette démarche doit s’accompagner d’un plan de redressement financier.

Quelles aides publiques puis-je obtenir si les droits de douane ont eu des répercussions sur mon emploi ou mon entreprise ?

Le gouvernement du Canada a mis en place plusieurs programmes de soutien destinés spécifiquement aux travailleurs et aux entreprises touchés par les perturbations liées aux droits de douane. Pour les travailleurs, cela comprend les prestations d’assurance-emploi (AE) en cas de réduction du temps de travail ou de licenciement, des programmes de formation professionnelle proposés par Emploi et Développement social Canada, ainsi qu’une aide financière à la formation continue. Pour les entreprises, le ministère des Finances propose des mesures d’allègement ciblées à l’intention des sociétés directement touchées par les mesures tarifaires de rétorsion prises par le Canada. Vous trouverez la liste complète des programmes en vigueur sur la page d’aide relative aux droits de douane du site Canada.ca. Ces programmes sont régulièrement mis à jour au fur et à mesure que la situation commerciale évolue ; nous vous invitons donc à consulter régulièrement cette page si vous n’étiez pas admissible auparavant, car les critères d’admissibilité ont changé à plusieurs reprises depuis le début du différend.

Si les pressions tarifaires m’ont poussé à m’endetter, quelle est la première mesure que je devrais prendre ?

La première étape consiste à dresser un bilan clair de votre situation financière. Notez toutes vos dettes — cartes de crédit, lignes de crédit, prêts personnels, comptes en recouvrement — en précisant pour chacune d’entre elles le solde, le taux d’intérêt et le montant du remboursement mensuel minimum. Comparez ensuite le total de vos remboursements mensuels minimums à votre revenu mensuel net. Si ces remboursements représentent à eux seuls plus de 20 % de votre salaire net, ou si vous ne parvenez pas à effectuer les remboursements minimums sans recourir au crédit pour d’autres dépenses indispensables, il s’agit là d’un signal d’alerte important qui justifie de faire appel à un professionnel. À partir de là, la mesure la plus importante que vous puissiez prendre est de solliciter une consultation gratuite auprès d’un syndic autorisé en insolvabilité ou d’un conseiller en crédit à but non lucratif. Ces professionnels sont réglementés au niveau fédéral et peuvent vous fournir une évaluation honnête et personnalisée de vos options — notamment pour déterminer si une proposition de consommateur, un regroupement de dettes ou une autre solution est la plus adaptée à votre situation. La première consultation est gratuite et cet entretien ne vous engage en rien. Notre aperçu des solutions de gestion de la dette adaptées au coût de la vie élevé au Canada vous offre une vue d’ensemble des options qui s’offrent à vous.

En résumé : les droits de douane américains exercent une réelle pression financière sur les ménages canadiens, et le mouvement « Achetez canadien » constitue un moyen efficace de préserver votre budget et de soutenir l’économie nationale dans la mesure du possible. Cependant, pour les Canadiens qui sont déjà endettés et dont la dette est devenue ingérable sous cette pression, de meilleures habitudes d’achat ne suffisent pas à elles seules. Les solutions structurées d’allègement de la dette — en particulier les propositions de consommateur — sont précisément conçues pour les situations où des forces économiques externes ont poussé un ménage au-delà du point de redressement autonome.

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