Proposition de consommateur ou faillite en Ontario (Guide 2026)

Si vous résidez en Ontario et que votre endettement a atteint un stade où les remboursements minimaux ne permettent plus de réduire le solde de votre dette, vous avez sans doute entendu parler de deux notions : la proposition de consommateur et la faillite. Il s’agit dans les deux cas de solutions légales, réglementées au niveau fédéral, pour faire face à une dette que vous ne pouvez pas rembourser. Ces deux solutions mettent fin aux appels de recouvrement et aux saisies sur salaire. Mais les différences entre une proposition de consommateur et la faillite en Ontario ont une grande importance quant à ce que vous conservez, ce que vous payez et la durée pendant laquelle cette situation vous affectera.

Ce guide explique le fonctionnement de chaque option en Ontario en 2026, notamment les exonérations provinciales relatives aux biens qui ne s’appliquent qu’ici, et propose un exemple comparatif concret chiffré, ainsi qu’une réponse claire à la question que la plupart des gens se posent réellement : laquelle de ces options me convient le mieux ?

Réponse rapide: Une proposition de consommateur vous permet de conserver l’ensemble de vos biens et de rembourser une partie négociée de votre dette non garantie (souvent entre 30 et 50 %) sur une période pouvant aller jusqu’à cinq ans, sans avoir à verser de paiements sur le revenu excédentaire. La faillite peut vous permettre d’effacer vos dettes plus rapidement (en neuf mois seulement) et s’avère généralement moins coûteuse si vous disposez de peu d’actifs et d’un revenu modeste, mais vos actifs non exemptés peuvent être saisis et la trace de cette procédure dans votre dossier de crédit dure plus longtemps. En Ontario, les personnes disposant d’un revenu stable, d’une valeur nette immobilière ou d’un véhicule en bon état optent généralement pour une proposition ; celles qui ont un faible revenu et peu d’actifs trouvent souvent que la faillite constitue une solution plus rapide et moins coûteuse pour repartir à zéro.

Qu’est-ce qu’une proposition de consommateur par rapport à la faillite ?

Ces deux options relèvent de la Loi fédérale sur la faillite et l’insolvabilité et ne peuvent être engagées que par l’intermédiaire d’un syndic d’insolvabilité agréé (SIA), un professionnel agréé et supervisé par le Bureau du surintendant des faillites du Canada. Dès le dépôt de l’une ou l’autre de ces demandes, un « sursis aux poursuites » prend effet : les créanciers doivent cesser de vous appeler, les procédures judiciaires sont gelées et les saisies sur salaire prennent fin.

Une proposition de consommateur est une offre formelle faite à vos créanciers non garantis visant à rembourser une partie de ce que vous leur devez, généralement sous la forme d’une mensualité fixe sur une période pouvant aller jusqu’à 60 mois. Si les créanciers détenant la majorité de votre dette en valeur monétaire acceptent (ou ne s’y opposent tout simplement pas dans un délai de 45 jours), l’accord s’impose à l’ensemble d’entre eux. Vous conservez votre maison, votre voiture, vos REER et tous vos autres biens, et le solde impayé est légalement annulé une fois que vous avez terminé. Pour être admissible, votre dette non garantie doit être inférieure à 250 000 $, sans compter l’hypothèque sur votre résidence principale. Si vous n’êtes pas certain de respecter ce seuil, notre guide intitulé « Qui peut déposer une proposition de consommateur au Canada? » vous explique en détail les critères d’admissibilité.

La faillite constitue la remise à zéro juridique la plus complète. Vous céderez vos biens non exemptés au syndic, qui les vendra au profit de vos créanciers, et vous effectuerez des versements mensuels calculés en fonction de vos revenus et de la taille de votre foyer. Une personne qui fait faillite pour la première fois et qui ne dispose d’aucun revenu excédentaire est automatiquement libérée de ses dettes au bout de neuf mois ; si elle dispose d’un revenu excédentaire, cette période est prolongée à 21 mois. Une deuxième faillite dure 24 ou 36 mois. Une fois votre libération prononcée, la plupart de vos dettes non garanties sont effacées. Pour en savoir plus sur les délais, consultez la rubrique consacr ée à la durée de la faillite au Canada.

Règles spécifiques à l’Ontario qui modifient la réponse

La loi fédérale est la même partout au Canada, mais deux dispositions propres à l’Ontario modifient le calcul pour les habitants de cette province.

Exemptions relatives aux biens en Ontario. Lorsque vous déclarez faillite en Ontario, les biens que vous êtes autorisé à conserver sont définis par la loi provinciale sur l’exécution des jugements (Execution Act ) et son règlement d’application en matière d’exemption. Les montants d’exemption actuels sont approximativement les suivants : un véhicule à moteur d’une valeur maximale de 8 578 $ ; le mobilier et les appareils électroménagers d’une valeur maximale de 17 091 $ ; les outils de votre métier d’une valeur maximale de 17 362 $ ; et les vêtements, sans limite de montant. Ces chiffres ont été indexés pour la dernière fois en décembre 2025. La valeur nette immobilière n’est exempte que si elle est inférieure ou égale à 12 997 $, ce qui signifie que, dans une province où les prix de l’immobilier sont ceux de l’Ontario, la plupart des propriétaires qui se déclarent en faillite devraient racheter leur valeur nette au syndic ou perdre leur maison. Les REER sont protégés en vertu de la loi fédérale, à l’exception des cotisations versées au cours des 12 mois précédant la déclaration de faillite. Les contrats d’assurance-vie désignant un membre de la famille comme bénéficiaire sont également généralement protégés.

Revenu excédentaire. En cas de faillite, la norme fédérale relative au revenu excédentaire (directive 11R2) vous oblige à verser 50 % de tout revenu net du ménage dépassant un seuil fixé, qui est actualisé chaque année et dépend de la taille de la famille, et non de votre lieu de résidence en Ontario. Pour 2026, cette norme s’élève à 2 716 $ nets par mois pour une personne seule, à 3 381 $ pour deux personnes et à 5 047 $ pour une famille de quatre personnes. Si vos revenus dépassent largement ces montants, la procédure de faillite sera à la fois plus longue (21 mois) et plus coûteuse. Une proposition de consommateur n’est soumise à aucune règle relative aux revenus excédentaires : votre versement est fixé dès le premier jour et n’augmente pas si vous obtenez une augmentation de salaire.

Bon à savoir également : l’Ontario fait partie des provinces où une saisie sur salaire peut aller jusqu’à 20 % de votre salaire net pour les dettes ordinaires et jusqu’à 50 % pour les pensions alimentaires. Tant une proposition de règlement que la faillite mettent immédiatement fin aux saisies sur salaire liées aux dettes non garanties ; notre article sur la saisie sur salaire en Ontario explique les limites et le fonctionnement de ce sursis.

Avantages d’une proposition de consommateur

Vous conservez tout: la valeur nette de votre logement, votre véhicule, votre épargne, vos remboursements d’impôts et vos héritages vous appartiennent toujours. Aucune limite d’exemption prévue par la législation de l’Ontario ne s’applique, car aucun bien n’est saisi.
Une rémunération fixe et prévisible. Le montant est négocié une seule fois et ne change jamais, même si vos revenus augmentent. Il n’y a pas de versements liés à un excédent de revenus ni de déclaration mensuelle de vos revenus.
Impact plus court sur votre dossier de crédit: une note « R7 » figure sur votre dossier de crédit pendant trois ans après le règlement de votre dette (ou six ans à compter de la date de dépôt de la demande, selon la première de ces deux échéances). Une faillite reste inscrite pendant six à sept ans après la levée de la faillite.
Flexibilité: Vous pouvez rembourser le prêt par anticipation sans pénalité, ce que font de nombreuses personnes dès que leur situation financière se stabilise. Vous pouvez également manquer jusqu’à deux échéances avant que le prêt ne soit annulé.

Avantages de la faillite

Remise de dette la plus rapide: pour une personne en faillite pour la première fois et ne disposant d’aucun revenu excédentaire, la dette est effacée en neuf mois. Un plan de redressement s’étend généralement sur trois à cinq ans.
Coût total le plus bas pour certaines personnes: si vous disposez de peu d’actifs non exemptés et que vos revenus sont inférieurs au seuil fixé, les honoraires du syndic (qui s’élèvent souvent à environ 1 800 à 2 200 dollars sur neuf mois) pourraient constituer la seule dépense que vous aurez à supporter.
Pas de vote des créanciers: la procédure de faillite ne nécessite pas l’accord des créanciers. Dans de rares cas, une proposition peut être rejetée ou devoir faire l’objet d’une renégociation.
Disponible à partir de 250 000 $. Si votre dette non garantie dépasse le plafond fixé pour la proposition de consommateur, la faillite (ou une proposition de type Division I) est la seule solution qui vous reste.

Qui devrait envisager de faire une proposition de consommateur ?

En Ontario, une proposition de consommateur s’avère généralement plus judicieuse si :

  • Vous êtes propriétaire d’un logement dont la valeur nette dépasse l’exonération de 12 997 dollars, ou d’un véhicule d’une valeur supérieure à 8 578 dollars.
  • Vous disposez d’un revenu stable qui donnerait lieu au versement d’une partie du revenu excédentaire en cas de faillite.
  • Votre dette non garantie est inférieure à 250 000 dollars et vous êtes en mesure de vous acquitter d’une mensualité fixe pendant quelques années.
  • Votre emploi implique une caution, une licence professionnelle ou une habilitation de sécurité qui considère la faillite comme plus grave qu’une proposition de règlement.
  • Vous souhaitez que l’impact sur votre dossier de crédit soit le plus bref possible et vous comptez rétablir rapidement votre solvabilité.

Qui devrait envisager de se déclarer en faillite ?

La faillite peut s’avérer la solution la plus adaptée si :

  • Vous êtes locataire, ne possédez aucun véhicule de valeur et tous vos biens relèvent des exemptions prévues par la législation de l’Ontario.
  • Vos revenus sont égaux ou inférieurs au seuil de revenu excédentaire ; la procédure devrait donc durer neuf mois et être peu coûteuse.
  • Vous ne pouvez pas, de manière réaliste, vous engager à verser une mensualité fixe pendant plusieurs années.
  • Votre dette non garantie dépasse 250 000 dollars.
  • Vos revenus sont irréguliers et vous craignez qu’un projet ne tombe à l’eau en cours de route.

Un exemple comparatif en Ontario

Prenons l’exemple d’un résident de l’Ontario ayant 42 000 $ de dettes liées à des cartes de crédit et à des lignes de crédit, une voiture d’une valeur de 12 000 $ entièrement remboursée, sans logement, et un salaire net de 3 600 $ par mois. Voici une comparaison approximative des deux options. Ces chiffres sont donnés à titre indicatif ; votre syndic calculera les montants exacts.

Proposition de règlement des dettesMontant
Total de la dette non garantie42 000 $
Proposition acceptée par les créanciers16 800 $ (40 %)
Versement mensuel sur 48 mois350 $
Vous avez gardé la voiture ?Oui, dans son intégralité
Total versé16 800 $
Dette annulée25 200 $
FailliteMontant
Total de la dette non garantie42 000 $
Revenu excédentaire (3 600 $ − 2 716 $ (barème standard)) × 50 %442 $ par mois
Durée (l’excédent de recettes s’applique)21 mois
Valeur nette du véhicule supérieure à l’exonération de 8 578 $3 422 dollars dus à la succession
Montant total versé (environ)~12 700 $
Dette annuléeenviron 29 300 $

En termes de coût brut, la faillite revient quelques milliers de dollars moins cher et prend fin deux ans plus tôt. Mais la personne doit verser environ 440 dollars par mois pendant 21 mois au lieu de 350 dollars pendant 48 mois, doit déclarer ses revenus au syndic chaque mois, doit débourser environ 3 400 dollars pour conserver sa voiture et porte la mention de faillite pendant six ans après la levée de la faillite. De nombreuses personnes se trouvant dans cette situation optent pour la proposition de règlement, pour la sécurité qu’elle offre et pour conserver leur voiture. Une personne ayant la même dette, mais possédant une voiture d’une valeur de 4 000 dollars et percevant un revenu mensuel de 2 600 dollars, devrait faire face à neuf mois de procédure de faillite à environ 200 dollars par mois, et le calcul penche alors en faveur de l’autre option.

Comment prendre une décision : étape par étape

  1. Dressez la liste de vos dettes et de vos actifs. Notez toutes vos dettes non garanties (cartes de crédit, lignes de crédit, prêts sur salaire, soldes dus à l’administration fiscale) ainsi que la valeur actuelle de votre voiture, la valeur nette de votre logement et l’état de votre épargne. Comparez ce total à la limite de 250 000 $ prévue par la proposition.
  2. Évaluez votre revenu excédentaire. Prenez le revenu mensuel net de votre foyer et comparez-le au seuil fédéral correspondant à la taille de votre famille. Si vous le dépassez largement, la procédure de faillite durera 21 mois et vous coûtera plus cher que prévu.
  3. Appliquez les exonérations prévues par la législation de l’Ontario. La valeur de votre véhicule est-elle inférieure à 8 578 $ ? La valeur nette de votre logement est-elle inférieure à 12 997 $ ? Si ce n’est pas le cas, calculez le montant que vous devriez verser au syndic pour conserver ces biens dans le cadre de la procédure de faillite.
  4. Prenez rendez-vous pour une consultation gratuite avec un syndic agréé en matière d’insolvabilité. Conformément à la loi, la première évaluation est gratuite, et le syndic est tenu de vous présenter toutes les options possibles, y compris le regroupement de dettes et le conseil en crédit, et pas uniquement la procédure d’insolvabilité.
  5. Comparez les deux devis écrits. Ask the trustee for a side-by-side: total cost, monthly payment, duration, what you keep, and how long each stays on your credit report.
  6. Déposez votre demande et participez aux séances d’accompagnement. Ces deux options nécessitent deux séances de conseil financier. Une fois la demande déposée, le sursis à l’exécution de la procédure vous protège immédiatement.
En résumé : en Ontario, le choix entre une proposition de consommateur et la faillite se résume généralement à deux chiffres : le montant de votre patrimoine net au-delà des exemptions provinciales, et l’écart entre vos revenus et le seuil de revenu excédentaire. Si l’un de ces deux chiffres est important, une proposition de consommateur vous protégera presque toujours mieux. S’ils sont tous deux faibles, la faillite est plus rapide et moins coûteuse. Dans tous les cas, la décision vous appartient, et non au syndic, et vous avez droit à une comparaison gratuite et honnête avant de signer quoi que ce soit.

Prêt à savoir si vous remplissez les conditions requises ?

Obtenir une consultation gratuite

Foire aux questions

Une proposition de consommateur est-elle vraiment plus avantageuse que la faillite pour mon dossier de crédit en Ontario ?

En général, oui. Une proposition de consommateur est enregistrée sous le code R7 et est supprimée trois ans après votre dernier paiement ou six ans à compter de la date de dépôt, selon la première de ces deux échéances. Une première faillite est enregistrée sous le code R9 et reste inscrite pendant six ans après la libération (sept ans dans certains cas, et 14 ans pour une deuxième faillite). Dans la pratique, une personne qui mène à bien une proposition de trois ans peut bénéficier d’un dossier vierge au bout de six ans, tandis qu’une faillite de neuf mois reste inscrite pendant près de sept ans. Cela dit, les prêteurs examinent votre comportement de rétablissement financier après l’une ou l’autre de ces situations, et les personnes qui utilisent une carte de crédit garantie et effectuent leurs paiements dans les délais peuvent être éligibles à un prêt automobile, voire à un prêt immobilier, avant même que la mention ne disparaisse.

Vais-je perdre ma maison si je déclare faillite en Ontario ?

Ce n’est pas automatique, mais vous devrez tenir compte de la valeur nette de votre logement. L’exemption prévue par la loi ontarienne ne protège que 12 997 $ de cette valeur nette. Si celle-ci est supérieure, le syndic est en droit de prélever l’excédent au profit de vos créanciers, et vous devrez verser ce montant dans le cadre de la procédure de faillite (souvent sous forme de versements mensuels sur toute la durée de celle-ci) pour conserver votre logement. Pour la plupart des propriétaires ontariens, la valeur nette est bien supérieure à ce montant, ce qui explique précisément pourquoi la proposition de consommateur constitue le choix le plus courant : vous conservez votre logement, vous continuez à rembourser votre prêt immobilier comme d’habitude, et la valeur nette sert simplement à justifier le montant de la proposition que les créanciers accepteront.

Qu’advient-il de mon remboursement d’impôt et de ma dette envers l’ARC ?

La dette fiscale est une dette non garantie et est incluse tant dans une proposition de consommateur que dans une faillite, à condition qu’elle ne soit pas liée à une fraude. En cas de faillite, tout remboursement d’impôt correspondant à l’année où vous déposez votre dossier et aux années précédentes est versé au syndic au profit de vos créanciers. Dans le cadre d’une proposition de consommateur, vous conservez vos remboursements. L’ARC se prononce sur les propositions et a tendance à préconiser un recouvrement raisonnable, mais elle accepte la grande majorité des propositions bien préparées. Si la dette fiscale représente une part importante de votre problème, consultez notre guide sur les propositions de consommateur relatives à la dette fiscale avant votre consultation.

Puis-je passer de l’un à l’autre ultérieurement ?

Oui, dans un sens plus facilement que dans l’autre. Si une proposition de consommateur échoue (vous manquez trois versements et elle est annulée), ou si les créanciers la rejettent, vous pouvez toujours déclarer faillite. L’inverse est également possible : une personne en faillite peut présenter une proposition de consommateur à ses créanciers avant la libération, et si celle-ci est acceptée, la faillite est annulée. Les syndics suggèrent parfois cette solution lorsque les revenus d’une personne augmentent fortement pendant la procédure de faillite et que les versements provenant de l’excédent de revenus deviennent plus importants que ne l’aurait été une proposition.

Combien coûte chaque option en Ontario ?

Les frais liés à la proposition de consommateur sont fixés par la réglementation fédérale et sont intégrés à votre versement mensuel plutôt que facturés en sus ; le montant que vous acceptez de verser à vos créanciers correspond donc au coût total. Les frais de faillite dépendent de trois éléments : les honoraires de base du syndic (généralement environ 200 $ par mois pendant neuf mois si vous ne disposez d’aucun revenu excédentaire), les éventuels versements au titre du revenu excédentaire, et la valeur des biens non exemptés que vous choisissez de racheter. Une procédure de faillite simple de neuf mois en Ontario peut coûter au total entre 1 800 et 2 200 dollars, tandis qu’une faillite de 21 mois avec des revenus excédentaires et un véhicule à protéger peut facilement dépasser le coût qu’aurait représenté une proposition. Demandez toujours à votre syndic de vous communiquer ces deux montants par écrit.

Découvrez les avantages d'un allègement de la dette professionnel

Retour en haut